Tu n'existes plus et tu n'aurais jamais dû exister. Aujourd'hui, je ne fais que tout regretter. Désormais, J'ai peur de toujours te haïr. Et ma vie passe, je n'ai pas guéri. Je me hais, je me suis trompée et tu m'as menti. Mais laisse-toi croire que tu m'as rendue sale. Ton c½ur pend au-dessus de ma tête. En miettes.
Tenter de tout reconstruire.
Sache qu'à l'extérieur, je ne fais que sourire, rire et vivre.
Mais qu'à l'intérieur, c'est d'un être détruit, malade et oublié dont je me nourris.
La pourriture de son existence devait renaitre dans un corps déjà victime de quelques traumatismes.
La dissimulation de la douleur qui dévore mon intérieur ne sera que positive pour votre propre bonheur.
Votre incompréhension ne sera que meilleure pour éviter de possibles explications.
Le mystère restera total puisque mon être n'est pas le seul à vivre une si mauvaise passade.
Victime d'une tuerie mentale, je n'ai pas à m'expliquer.
Et Il parait que le temps facilite les choses et que le courant emportera les dégâts que le passé cause.
La folie ne m'a surement pas encore atteinte, je suis seulement profondément touchée par des regrets.
Ceux d'avoir connu certaines personnes qui ont tout fait pour que ma joie de vivre n'ait plus lieu d'exister.
En effaçant au mieux les faits passés, tout ma vie pourra surement m'être redonnée.
Alors peut-être que je ne céderai plus à la haine, à la tristesse, à la jalousie, à la douleur et à la peur.
Des sentiments dégradants qui ont vu le jour grâce à des erreurs, causées entre autre par la violence humaine.
L'humain, parfois sombre et malsain, qui se révèle à l'origine des traumatismes du passé
Ou qui se révèle être à l'origine de cette incapacité à mettre une virgule entre le passé et le présent,
Et à réaliser le deuil des souvenirs démoralisants .
L'abandon n'est plus une théorie possible aujourd'hui. La vie doit continuer malgré le mal qu'elle a infligé
Car aujourd'hui je dispose de la plus belle chance de m'en sortir. Des oreilles prêtent à se convertir à ma vie.
Je me construis une nouvelle réalité tout en me rendant la joie que j'avais oubliée.
Un jour je le jure, je reviendrai.
Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais , malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade.
Pix : K